Cafés et estaminets

C’est dans la seconde partie du XIXème siècle, que la Ville a connu son essor industriel.

Il s’est accompagné d’une augmentation significative de la population qui se concentrait alors autour de 3 principaux pôles :

  • le centre-ville,
  • les environs de la rue Jeanne Maillotte et
  • le quartier Berkem.

Les commerces fleurirent dans ces quartiers, avec, parmi eux, les cafés et les estaminets.

La Madeleine comptait 14 cafés en 1855 contre 162 en 1900. C’est dans le quartier Berkem, riche en usines, que se trouvaient le plus d’établissements.

Chacun avait des caractéristiques propres concernant sa clientèle. Ces lieux étaient en effet les reflets de la vie sociale madeleinoise de cette époque. On retrouvait ainsi des enseignes où se réunissaient des populations selon leur classe sociale, des cafés avec un public plutôt masculin ou encore des cafés plus familiaux.

Ces lieux servaient souvent de sièges pour les associations, sociétés sportives, chorales, harmonies et autres. Certaines associations portaient des noms plutôt originaux : Le Pigeon d’Or, La Soufflette ou encore Le Club excentrique des voyageurs.

Les établissements de cette époque proposaient aussi des activités de jeux à leurs clients. Il n’était pas rare de retrouver des enseignes proposant des jeux de boules, d’archers, de sarbacanes ou de palets. Mais l’activité la plus en vogue était surtout la colombophilie, issue de l’influence flamande.